Janvier 2010
Aquaba, par la mer Rouge


Nous sommes arrivés ce Dimanche soir en terre jordanienne par le bateau. La traversée fût calme, occupée à converser avec d’autres voyageurs rencontrés autour des pays à voir ou déjà visités, à échanger les bons plans. Une fois débarqués nous y avons retrouvé les parents de Nico. Nous abandonnons pendant quelques jours nos fidèles montures pour découvrir le pays avec eux.


Janvier 2010
Les sables du Wadi Rum


Ce désert formé de roches vieilles de 30 millions d’années s’étend au sud de la Jordanie, de la mer Rouge en longeant la frontière saoudienne. Nous découvrons ce monde de djebels abrupts et saillants, polis, creusés par le sable rouge et le vent, depuis l’intérieur de notre véhicule, lui aussi marqué par le temps. L’absence de touristes ne fait qu’accroître ce sentiment d’être seuls sur cette planète inconnue aux nuances martiennes. Abdula nous guide dans ce désert où seul un bédouin comme lui peut s’y retrouver. Et conduire une voiture. Le soir, perchés sur une dune nous regardons la lumière s’éteindre petit à petit sur ce vieux monde minéral et incandescent, puis les étoiles.


Janvier 2010
Les trésors de Petra


La route se prolonge dans les hauteurs jordaniennes le long de la Kings Way, une charmante route toute bosselée, jadis empruntée par les marchands et rois nabatéens, qui cachaient leurs trésors dans les crevasses du contrebas. Ils occupèrent la célèbre cité troglodytique de Petra. A Wadi Musa - la ville « récente » construite aux portes mêmes de la vieille ville nabatéenne - le tourisme fait rage. Les  hôtels de luxe s’arrachent la plus belle vue, les boutiques de souvenirs se disputent l’image de marque d’Indiana Jones pour leur enseigne, les cars remplissent les parkings en fin de matinée.C’est donc tôt le matin que nous partons explorer Petra, son Trésor, ses tombes des rois et son Monastère, et nous sommes seuls sur les lieux !


Janvier 2010
Amman, la ville nouvelle


Nous repartons le long de la route des rois, direction la capitale, en s’arrêtant toutefois en hauteur de la vallée de Dana (superbe réserve naturelle où cohabitent loups, hyènes, bouquetins et lézards à tête bleue…), puis sur les côtes de la mer Morte. Paysage de taille : cette mer est fabuleuse ! Son bleu nacré et ses choux-fleurs de sel le long des côtes laissent entendre que la salière est peu hospitalière aux poissons. Puis le charmant décor se transforme en grands axes, en panneaux publicitaires, en barres d’immeubles et en hôtels hauts-perchés. On a du mal à croire qu’en 1920 Amman n’était encore qu’un village. Petite excursion à la campagne où nous retrouvons une végétation et un climat semblable aux printemps de chez nous : où sont passés les déserts ? A Jerash, il vente, il neige et il pleut. Les arbres poussent et l’herbe aussi. C’est beau, c’est vert, c’est reposant…
Retour sur Amman. « Nouveaux » adieux avec la famille. Nous serons accueillis pendant quelques jours par Murielle et Hassan, le temps de plancher sur la suite du voyage et de mieux découvrir la capitale, ses gens et ses cafés branchés super-occidentalisés. Mais aussi le temps d’éviter la grosse tempête qui inonde le pays et ses alentours.